La Charpente de toit : Tout ce qu’il faut savoir

 

La charpente de toit est un élément essentiel de toute construction, qu’il s’agisse d’une maison, d’un immeuble, d’un hangar, autre de tout autre batiment.

Elle assure la stabilité, la solidité, et parfois l’esthétique de la toiture. Quels sont les différents types de charpente, leurs avantages et leurs inconvénients ?

Comment entretenir et rénover sa charpente de toit ? Quelles sont les normes et les réglementations à respecter ? Comment choisir la charpente de toit adaptée à son projet ?

Cet article donne toutes les informations nécessaires pour vous aider à comprendre, ou à prendre les bonnes décisions concernant votre charpente de toit.

Vous y trouverez le vocabulaire technique, les pièces principales, et les étapes d’un diagnostic, d’un traitement, et d’une rénovation de charpente.

 

Définition d’une charpente

 

Une charpente est un ensemble de pièces en bois, en métal, ou en béton, qui forme la structure porteuse de la toiture. Elle supporte le poids des matériaux de couverture, tels que les tuiles, les ardoises, les panneaux solaires, etc.

Elle permet également de créer un espace sous le toit, appelé comble, qui peut être aménagé en pièce habitable, en grenier, ou en isolation thermique.

La charpente est généralement composée de fermes, de pannes, de chevrons, et de liteaux, qui sont reliés entre eux par des assemblages, des clous, des vis, ou des boulons.

Elle doit être conçue et réalisée en tenant compte des normes, des contraintes techniques, climatiques, esthétiques, et budgétaires.

Charpente en métal

 

La charpente en métal, aussi appelée charpente métallique, est une charpente constituée de pièces en acier, en aluminium, ou en alliage.

Elle est souvent utilisée pour les bâtiments industriels, commerciaux, ou agricoles, car elle offre une grande résistance, une grande légèreté, et une grande modularité. Elle permet de réaliser des formes complexes, des portées importantes, et des pentes variées.

Elle est également facile à transporter, à monter, et à démonter. La charpente en métal présente toutefois quelques inconvénients, tels que le coût élevé et la sensibilité à la corrosion.

 

 

Une charpente métallique

Charpente en béton

 

La charpente en béton, aussi appelée charpente béton, est une charpente constituée de pièces en béton armé, en béton précontraint, ou en béton fibré.

Elle est souvent utilisée pour les bâtiments publics, les ponts, les parkings, ou les stades, car elle offre une grande durabilité, une grande rigidité, et une grande résistance au feu.

Elle permet de réaliser des structures massives, des voûtes, des arcs, ou des dalles. Elle est également résistante aux intempéries, aux chocs, et aux vibrations.

La charpente en béton présente toutefois quelques inconvénients, tels que le poids important, la fissuration possible, et la difficulté de modification. Elle nécessite donc un coffrage, un ferraillage, et un coulage.

 

 

Une charpente en béton

Charpente en bois

 

La charpente en bois, aussi appelée charpente bois, est une charpente constituée de pièces en bois massif, en bois lamellé-collé, ou en bois composite.

Elle est souvent utilisée pour les maisons individuelles, les chalets, les églises, ou les monuments historiques, car elle offre une grande esthétique, une grande souplesse, et une grande performance thermique.

Elle permet de réaliser des structures traditionnelles, des charpentes à la française, des charpentes à l’anglaise, et des charpentes à fermettes.

Elle est également facile à travailler, à assembler, et à modifier. La charpente en bois présente toutefois quelques inconvénients, tels que le coût variable, la sensibilité aux insectes, et la sensibilité à l’humidité. Elle nécessite donc un traitement insecticide, fongicide, et hydrofuge.

 

 

Une charpente en bois

Composition d’une charpente : les mots à connaître

 

Pour bien comprendre le fonctionnement et la composition d’une charpente, il est important de connaître le vocabulaire technique utilisé par les professionnels. Voici quelques mots à retenir :

  • Ferme : c’est l’élément principal d’une charpente, qui forme un triangle et qui supporte les pannes. Elle est composée de deux arbalétriers, d’un entrait, et d’un poinçon.
  • Panne : c’est une pièce horizontale qui relie les fermes entre elles et qui supporte les chevrons. Elle peut être faîtière, intermédiaire, ou sablière, selon sa position.
  • Chevron : c’est une pièce oblique qui relie les pannes entre elles et qui supporte les liteaux. Il suit la pente du toit et forme la surface de la charpente.
  • Liteau : c’est une pièce fine et longue qui relie les chevrons entre eux et qui supporte les matériaux de couverture. Il est fixé perpendiculairement aux chevrons et forme la sous-face de la charpente.
  • Assemblage : c’est la manière dont les pièces de charpente sont reliées entre elles. Il peut être à tenon et mortaise, à mi-bois, à queue d’aronde, à embrèvement, ou à boulon, selon le type de liaison.
  • Contreventement : c’est l’ensemble des pièces qui assurent la stabilité et la rigidité de la charpente. Il peut être constitué de contre-fiches, de diagonales, de croix de Saint-André, ou de panneaux, selon la forme de la charpente.

Les pièces principales d’une charpente

 

Pour mieux visualiser la structure et la composition d’une charpente, voici un schéma qui représente les pièces principales d’une charpente à la française, qui est le type de charpente le plus courant en France.

 

 

Un schéma qui représente les pièces principales d'une charpente

 

 

Entretien d’une charpente et diagnostic

 

Une charpente de toit doit être régulièrement entretenue et contrôlée, afin de préserver son bon état et sa durée de vie. Il est recommandé de faire appel à un professionnel qualifié, qui pourra effectuer un diagnostic complet et vous conseiller sur les éventuels travaux à réaliser. Voici les étapes d’un diagnostic de charpente :

 

Comment vérifier l’état d’une charpente ?

Pour vérifier l’état d’une charpente, il faut d’abord accéder au comble, en utilisant une échelle, une trappe, ou une lucarne. Il faut ensuite inspecter visuellement et manuellement les pièces de charpente, en portant une attention particulière aux points d’assemblage et aux extrémités.

Il faut également vérifier l’état des matériaux de couverture, de l’isolation, et de la ventilation, qui peuvent influencer la santé de la charpente. Il faut enfin mesurer le taux d’humidité du bois, à l’aide d’un humidimètre, qui indique le degré d’hygrométrie du bois.

 

Quels sont les signes d’une charpente abîmée ?

Une charpente abîmée peut présenter un ou plusieurs des signes suivants :

  • La présence de fissures, de déformations, ou de déplacements, qui indiquent une mauvaise conception, une mauvaise réalisation, ou une mauvaise adaptation de la charpente. Ces défauts peuvent être causés par des charges excessives, des mouvements de terrain, des chocs, ou des variations climatiques.
  • La présence de taches, de moisissures, de champignons, ou de pourriture, qui indiquent une attaque de champignons lignivores, tels que la mérule, le coniophore, ou le polypore. Ces champignons se développent dans les zones humides et dégradent le bois en profondeur.
  • La présence de trous, de galeries, de vermoulures, ou de sciures, qui indiquent la présence d’insectes xylophages, tels que les termites, les capricornes, ou les vrillettes. Ces insectes se nourrissent du bois et creusent des galeries dans le bois, ce qui affaiblit la résistance du bois

 

Le diagnostic charpente

 

  1. Le rapport d’un diagnostic réalisé par un professionnel contient les informations suivantes :

     

    • La description de la charpente : le type, les matériaux, les dimensions, les assemblages…
    • L’état de la charpente : les signes de dégradation, les zones affectées, les risques encourus…
    • Les causes des dégradations
    • Les solutions préconisées : le traitement, la rénovation, le renforcement, le remplacement…
    • Le devis estimatif : le coût, la durée, les garanties, les modalités.

Le rapport de diagnostic peut être remis accompagné de photos, de schémas, et de plans. Il vous permet de prendre connaissance de l’état de votre charpente, de choisir la solution la plus adaptée, et de comparer les offres des différents professionnels.

 

En cas de traitement de la charpente, voici les étapes :

Si le diagnostic charpente révèle la présence d’insectes ou de champignons dans votre charpente, il est nécessaire de procéder à un traitement de la charpente, afin d’éliminer les parasites, de stopper leur propagation, et de prévenir leur réapparition. Le traitement de la charpente comprend les étapes suivantes :

 

La préparation du chantier : le professionnel protège les zones sensibles et il installe également un système de ventilation, afin d’évacuer les vapeurs toxiques.

Le bûchage : le professionnel retire les parties du bois qui sont trop abîmées et élimine également les déchets, tels que les sciures, les larves, ou les champignons.

Le brossage : le professionnel nettoie les surfaces du bois et élimine ainsi les poussières, les salissures, ou les résidus.

Le sondage : le professionnel vérifie la résistance du bois, à l’aide d’une sonde, d’un poinçon, ou d’un testeur.

Le perçage : le professionnel perce des trous dans le bois et crée ainsi des points d’injection, qui permettront d’appliquer le produit de traitement.

Le traitement : le professionnel applique le produit de traitement, à l’aide d’un pulvérisateur, d’une pompe, ou d’un pistolet. Il utilise un produit adapté au type de parasite, qui peut être un insecticide, un fongicide, ou un hydrofuge. Il imprègne ainsi le bois en profondeur, afin de le protéger et de le renforcer.

 

Le traitement de la charpente est facturé selon le type de parasite, la surface à traiter, le produit utilisé, et la difficulté d’accès. Il permet de préserver votre charpente et de prolonger sa durée de vie.

 

Rénovation de charpente

Si le diagnostic charpente révèle la présence de fissures, de déformations, ou de déplacements dans votre charpente, il est nécessaire de procéder à une rénovation de la charpente, afin de la réparer, de la consolider, ou de la modifier.

 

Quand rénover une charpente ?

Il existe plusieurs cas de figure qui peuvent nécessiter une rénovation de charpente, tels que :

La dégradation de la charpente : si votre charpente présente des signes de faiblesse, de détérioration, ou de danger, il faut la rénover, afin de la sécuriser, de la réparer, ou de la consolider.

La modification de la toiture : si vous souhaitez changer le type, le matériau, ou la forme de votre toiture.

La restauration du patrimoine : si vous souhaitez conserver ou valoriser un bâtiment ancien.

L’aménagement des combles : si vous souhaitez transformer votre comble en pièce habitable.

 

Comment rénover une charpente ?

Pour rénover une charpente, il faut faire appel à un professionnel qualifié, qui pourra vous conseiller sur le type de rénovation le plus adapté. Il existe plusieurs types de rénovation de charpente, tels que :

 

  • La réparation : elle consiste à remplacer ou à renforcer les pièces de charpente endommagées, à l’aide de pièces neuves, de pièces anciennes, ou de pièces métalliques. Elle permet de restaurer la fonctionnalité et la solidité de la charpente.
  • La consolidation : elle consiste à ajouter ou à modifier des pièces de charpente, à l’aide de poutres, de poteaux, ou de tirants. Elle permet de renforcer la stabilité et la rigidité de la charpente.
  • La modification : elle consiste à changer ou à adapter la forme ou la dimension de la charpente, à l’aide de découpes, de rehaussements, ou d’extensions. Elle permet de modifier l’aspect ou l’usage de la charpente.

 

Les travaux induits dus à la rénovation de charpente 

La rénovation de la charpente peut entraîner des travaux induits, c’est-à-dire des travaux complémentaires ou connexes, qui sont nécessaires ou souhaitables pour accompagner la rénovation de charpente.

Ces travaux induits peuvent concerner des travaux de couverture, d’isolation, de ventilation, des fenêtres, lucarnes et velux. 

 

Conclusion

 

La charpente de toit est un élément essentiel de toute construction, qui assure la stabilité, la solidité, et l’esthétique de la toiture. Il existe différents types de charpente, en métal, en béton, ou en bois, qui présentent chacun des avantages et des inconvénients.

La charpente de toit doit être régulièrement entretenue et contrôlée, afin de préserver son bon état et sa durée de vie. Si la charpente de toit est dégradée ou inadaptée, il faut procéder à un diagnostic, à un traitement, ou à une rénovation de la charpente, afin de la réparer, de la consolider, ou de la modifier.

La rénovation de charpente peut entraîner des travaux induits, tels que la couverture, l’isolation, la ventilation, ou l’éclairage, qui permettent de compléter la rénovation de charpente et de rendre la toiture plus performante.

 

 

FAQ

 

    Quel est le prix d’une charpente de toit ?

    Le prix d’une charpente de toit dépend de plusieurs facteurs, tels que le type de charpente, le matériau, la surface, la forme, la main-d’œuvre…

    On peut estimer que le prix d’une charpente de toit varie entre 70 et 180 euros le mètre carré avec pose. Le prix de la pose dépend du professionnel choisi, mais on peut compter entre 40 et 80 euros de l’heure.

    Type de charpente Prix moyen au m² sans pose Prix moyen au m² avec pose
    Charpente fermette 40€ à 70€ 70€ à 120€
    Charpente traditionnelle 60€ à 90€ 90€ à 210€
    Charpente métallique 40€ à 130€ 75€ à 170€
    Charpente pour toit plat 60€ à 100€ 100€ à 180€

     

    Quelle est la durée de vie d’une charpente de toit ?

    La durée de vie d’une charpente de toit dépend de la qualité du matériau, de l’entretien, et des conditions climatiques. En général, on estime qu’une charpente de toit en métal ou en béton peut durer plus de 100 ans, tandis qu’une charpente de toit en bois peut durer entre 50 et 80 ans.

    Il faut toutefois vérifier régulièrement l’état de la charpente, et effectuer les réparations ou les traitements nécessaires.

     

    Comment choisir le type de charpente de toit ?

    Le choix du type de charpente de toit dépend de plusieurs critères, tels que le budget, le style, la performance, la réglementation…

    Il faut donc comparer les avantages et les inconvénients de chaque type de charpente, et se renseigner auprès d’un professionnel qualifié, qui pourra vous conseiller selon votre projet.

    Voici quelques éléments de comparaison entre les types de charpente :

        • La charpente en métal : elle est résistante, légère, modulable, mais coûteuse, sensible à la corrosion, et peu esthétique.
        • La charpente en béton : elle est durable, rigide, résistante au feu, mais lourde, fissurable, et peu modifiable.
        • La charpente en bois : elle est esthétique, souple, performante thermiquement, mais variable en coût, sensible aux parasites, et sensible à l’humidité.

    Comment entretenir une charpente de toit ?

    L’entretien d’une charpente de toit consiste à la nettoyer, à la contrôler, et à la traiter régulièrement, afin de prévenir les dégradations, les infestations, ou les déformations. Il faut donc : 

        • Nettoyer la charpente de toit, en enlevant les poussières, les salissures, ou les débris, à l’aide d’un balai, d’un chiffon, ou d’un aspirateur.
        • Contrôler la charpente de toit, en vérifiant l’état des pièces, des assemblages, ou des matériaux de couverture, à l’aide d’une échelle, d’une lampe, ou d’un marteau.
        • Traiter la charpente de toit, en appliquant un produit adapté au type de parasite, de champignon, ou d’humidité, à l’aide d’un pulvérisateur, d’une pompe, ou d’un pistolet.

    Comment rénover une charpente de toit ?

    La rénovation d’une charpente de toit consiste à la réparer, à la consolider, ou à la modifier, afin de la rendre plus adaptée, plus solide, ou plus esthétique. Il faut donc : 

     

      • Réparer la charpente de toit, en remplaçant ou en renforçant les pièces endommagées, à l’aide de pièces neuves, de pièces anciennes, ou de pièces métalliques.
      • Consolider la charpente de toit, en ajoutant ou en modifiant des pièces de charpente, à l’aide de poutres, de poteaux, ou de tirants.
      • Modifier la charpente de toit, en changeant ou en adaptant la forme ou la dimension de la charpente, à l’aide de découpes, de rehaussements, ou d’extensions.

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